Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines prévues le jour même contre l’Iran avant d’assurer qu’un «très bon accord» avait été trouvé, évoquant même une possible signature en Europe dès «ce week-end». Benyamin Netanyahou affirme que Donald Trump et lui sont «entièrement d’accord» pour que l’Iran n’ait jamais la bombe

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé vendredi être «entièrement d’accord» avec Donald Trump pour que l’Iran n’ait jamais la bombe atomique, au lendemain d’une annonce du président américain sur l’imminence d’un accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre. «Tant que je serai premier ministre d’Israël, l’Iran ne disposera pas de l’arme nucléaire. Le président Trump et moi sommes entièrement d’accord sur cette question», déclare M. Netanyahou dans un communiqué en se vantant d’être «depuis plus de 30 ans (...) à l’avant-garde de la lutte internationale contre le programme nucléaire iranien». Réouverture du détroit d’Ormuz, programme nucléaire, avoirs gelés... Ce que pourrait contenir l’accord entre les États-Unis et l’Iran

Après quatre jours de montée des tensions marqués par la reprise de frappes entre l’Iran et les États-Unis, Donald Trump a annoncé jeudi qu’il venait de trouver un «très bon accord pour mettre fin à la guerre». Ce dernier pourrait être signé par le vice-président JD Vance dès «ce week-end, peut-être en Europe», a ajouté le locataire de la Maison-Blanche. «La date et le lieu de la signature seront annoncés prochainement», a-t-il conclu dans un post sur son réseau Truth Social hier soir. De son côté, la République islamique a indiqué ce vendredi ne pas avoir encore tranché sur ce “deal”. «Jusqu’à présent, l’Iran n’a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l’accord», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baqaei aux médias d’État iraniens. «Jeudi soir, l’accord avait été approuvé par les hautes instances iraniennes, mais probablement pas par le Guide suprême Mojtaba Khamenei, selon deux sources bien informées», rapporte Axios . Cependant, ajoute le média américain, «un accord de principe a été conclu mercredi soir après des heures de négociations entre le médiateur qatari Ali Al-Thawadi et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi».

Au cours de ces entretiens, le médiateur qatari «s’est entretenu à plusieurs reprises par téléphone» avec les envoyés spéciaux de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du POTUS. À lire aussi Réouverture du détroit d’Ormuz, programme nucléaire, avoirs gelés... Ce que pourrait contenir l’accord entre les États-Unis et l’Iran Un média d’État dit que Téhéran ne céderait pas le contrôle du détroit d’Ormuz aux termes du projet d’accord L’agence de presse iranienne officielle Irna a affirmé que Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du stratégique détroit d’Ormuz aux termes du projet d’accord-cadre avec les États-Unis visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

«L’Iran ne prend dans ce texte aucun engagement à céder la gestion du détroit ni à rétablir les conditions qui prévalaient avant l’agression militaire américaine et israélienne», selon Irna, qui décrit «les grandes lignes du texte actuel» en cours de finalisation. Le pétrole perd plus de 5% avec l’espoir d’un accord imminent au Moyen-Orient Les cours du pétrole chutent vendredi, le marché anticipant une fin très prochaine de la guerre au Moyen-Orient, accompagnée d’une réouverture du stratégique détroit d’Ormuz, après des déclarations de Donald Trump en ce sens jeudi. Vers 8h50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 4,37% à 86,43 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, tombait de 4,42% à 83,83 dollars. «Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l’Iran et, une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe», a déclaré mercredi le président américain depuis le Bureau ovale. Donald Trump accusé de «manipuler les marchés» avec ses revirements réguliers La gouverneur démocrate de l’État de New York, Kathy Hochul, a parodié la publication de la Maison-Blanche annonçant l’annulation par Trump des frappes sur l’Iran jeudi soir et la progression de l’accord. Sur un format identique à son communiqué sur fond beige, elle a donné sa traduction de ce texte trumpien : «Je manipule les marchés». Philippe Étienne, président du Forum de Paris sur la paix, affirme que le sommet du G7 permettra d’engager des discussions concrètes sur les guerres actuelles

Invité de Radio Classique ce vendredi 12 juin, Philippe Étienne, président du Forum de Paris sur la paix et ancien conseiller d’Emmanuel Macron, estime que le sommet du G7 est un outil pour évoquer des solutions concernant le conflit au Moyen-Orient et en Ukraine. Selon Axios, le texte de l’accord prévoit la réouverture totale du détroit d’Ormuz Le texte de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, sur le point d’être signé selon Donald Trump, prévoit la réouverture immédiate et sans péage du détroit d’Ormuz. Il envisage également un allègement des sanctions contre l’Iran, selon un diplomate d’un des pays médiateurs et un responsable américain, joints par le média Axios.

DÉCRYPTAGE - Donald Trump renonce à l’escalade avec l’Iran et annonce un accord imminent Donald Trump a renoncé à son escalade militaire dont il menaçait l’Iran quelques heures plus tôt, pour annoncer un accord imminent. «Étant donné que les discussions avec la République islamique d’Iran ont été portées et approuvées au plus haut niveau de la hiérarchie iranienne , j’ai annulé les frappes et les bombardements prévus contre l’Iran ce soir», a écrit Trump jeudi dans un message sur Truth Social. «Les discussions et les points finaux ont été approuvés, tant dans leur concept que dans leurs détails, par toutes les parties concernées, notamment les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie, l’Égypte et d’autres», a ajouté le message, sans toutefois mentionner l’Iran.

«Le blocus naval restera pleinement en vigueur jusqu’à la finalisation de cette transaction – la date et le lieu de la signature seront annoncés prochainement». Un cargo faisant route d’Oman vers l’Iran ciblé et partiellement coulé par les États-Unis, selon les médias iraniens Selon l’agence de presse iranienne Fars, un navire transportant des marchandises vers l’Iran, depuis Oman, a été attaqué par les États-Unis. Les cinq membres d’équipage du cargo traversant le détroit d’Ormuz auraient été secourus.

Sur des images, on voit le bâtiment en partie submergé. Benyamin Netanyahou se félicite d’un accord final incluant l’élimination de l’uranium enrichi Dans un communiqué émanant du cabinet du premier ministre israélien, ce dernier dit avoir «exprimé sa gratitude» au président Trump pour s’être engagé sur le fait que l’accord final avec l’Iran inclurait «le retrait du matériau enrichi» et «le démantèlement de l’infrastructure d’enrichissement». Après l’annulation des frappes en Iran, les prix du pétrole baissent

Les prix du pétrole baissent vendredi après que le président américain Donald Trump a renoncé à sa menace de nouvelles frappes contre l’Iran. Suite aux annonces de Donald Trump, les cours du pétrole retombent. Vers 3h50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait 1,39% à 89,12 dollars et le West Texas Intermediate reculait de 1,31% à 86,56 dollars le baril. Dans le contexte de la flambée des cours des hydrocarbures mondiaux, la Banque centrale européenne a relevé ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2023 jeudi.

Après avoir promis de «frapper très fort l’Iran», Donald Trump prend un virage à 180° Avant de changer radicalement de cap, Donald Trump avait promis de frapper «très fort» l’Iran dans la soirée de jeudi, menaçant notamment de «prendre l’île de Kharg», son principal terminal pétrolier. Le principal négociateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait fustigé des «stratégies inadaptées et des décisions impulsives» et dessiné la perspective d’un «bourbier sans fin» pour les États-Unis. Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l’Iran – pour la 38e fois depuis le début du conflit selon un décompte de CNN –, avant de changer de ton le lendemain, accusant les Iraniens de «mener en bateau» les États-Unis. Le détroit d’Ormuz reste fermé, selon l’autorité maritime iranienne Le très stratégique détroit d’Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, a concentré les tensions.

L’autorité maritime iranienne a annoncé le fermer totalement «jusqu’à nouvel ordre», alors que le passage d’une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé. L’Iran le verrouille depuis le début du conflit le 28 février, les États-Unis imposant en retour un blocus des ports iraniens. Ce qui occasionne des perturbations «jamais vues auparavant» du système énergétique mondial. L’Égypte appelle Washington et Téhéran à saisir «l’opportunité» d’un accord L’Égypte a appelé Washington et Téhéran à saisir «l’opportunité» d’un accord pour mettre fin à la guerre, après l’annulation des frappes sur l’Iran par Donald Trump.

Le ministère des Affaires étrangères égyptien a dit espérer «que l’opportunité qui se présente sera saisie pour parvenir à un accord sur les différentes questions en suspens et préparer le terrain à la fin de la guerre et au début d’une nouvelle phase de stabilité régionale», dans un communiqué publié tard jeudi. À lire aussi Guerre au Moyen-Orient: l’économie mondiale durement pénalisée, l’inflation s’accélère L’Iran indique ne pas avoir encore pris de décision définitive concernant l’accord avec les États-Unis L’Iran n’a pas encore décidé s’il était prêt à signer l’accord annoncé par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

«Jusqu’à présent, l’Iran n’a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l’accord», a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d’État iraniens. Donald Trump avait assuré peu de temps auparavant qu’un «très bon accord» avait été conclu avec l’Iran et pourrait être signé dès ce week-end en Europe, un revirement spectaculaire quelques heures après avoir menacé de lancer de nouvelles frappes. Donald Trump crée la surprise et assure qu’un «très bon accord» a été trouvé avec l’Iran Donald Trump a assuré jeudi qu’un «très bon accord» avait été trouvé avec l’Iran et évoqué une possible signature en Europe dans les prochains jours, «une fois les documents finalisés.»

«Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l’Iran et, une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe», a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale, précisant qu’elle aurait lieu en présence de son vice-président, JD Vance, possiblement dès «ce week-end». Le dirigeant républicain a également déclaré qu’il pensait que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait validé ce qu’il a qualifié «d’accord-cadre très solide» («memorandum of understanding») avec les États-Unis. Il n’a toutefois donné aucun détail sur le contenu de ce compromis, si ce n’est qu’il assurait une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz après la signature, et l’impossibilité pour l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. À lire aussi Donald Trump renonce à l’escalade avec l’Iran et annonce un accord imminent

Énième rebondissement dans la guerre au Moyen-Orient. Après les frappes américaines sur l’Iran et les ripostes balistiques de Téhéran vers la Jordanie, le Koweït et Bahreïn, Donald Trump a créé la surprise en annonçant avoir annulé de nouveaux raids prévus jeudi. Le président américain affirme qu’un «très bon accord» a été trouvé avec l’Iran, évoquant une signature historique en Europe dès ce week-end. Un optimisme immédiatement tempéré par la diplomatie iranienne, qui assure n’avoir encore rien décidé. De son côté, Israël affirme avoir obtenu des garanties sur «l’élimination de l’uranium enrichi».

«Je veux qu’il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l’on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale», a déclaré le chef de l’État turc. Alors qu’était entonné l’hymne national, le président américain a été bruyamment hué lundi par le public du Madison Square Garden de New York. «C’était surtout des encouragements», a estimé Donald Trump. « L’accord signé entre la France et l’administration chypriote grecque est contraire aux accords de Chypre de 1960 et au droit international », a indiqué le ministère turc de la Défense.