Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. RÉCIT - Diagnostiqué en 2020 d’un astrocytome, une tumeur cérébrale incurable, le Rennais s’est lancé un défi titanesque le 12 avril dernier : pédaler 5000 kilomètres jusqu’à Istanbul pour récolter des dons. À l’occasion de «Mai en gris», Le Figaro revient sur son histoire. «Quand je lui dis “repose-toi bien”, je crois que ça le saoule.

Donc je l’encourage, même dans ses projets complètement dingues», ponctue Anne, dans un rire communicatif qui illumine des yeux marron. Son meilleur ami Raphaël, 29. La vie devant eux, mais déjà le recul de ceux qui en connaissent le prix. Le 29 octobre 2020, ils ont reçu ensemble le diagnostic de Raphaël, «un nom d’étoile, on a pensé».

Un astrocytome de grade 2, une tumeur cérébrale incurable survenue à 24 ans quasiment sans crier gare. Quelques fourmillements dans la main gauche. Et puis une crise d’épilepsie au volant au retour d’un voyage à la Réunion, qui a causé «un petit accident» sur un périphérique parisien congestionné, le faisant entrer dans une autre dimension. Admis aux urgences de l’hôpital de Saint-Denis, puis au service de neurologie avant de voir son dossier «transféré» à la Pitié-Salpêtrière à Paris, il s’entend dire que son espérance de vie se compte «en chiffre, plutôt qu’en nombre».

Les statistiques sont moins pudiques : parmi les quelque 400 nouveaux patients par an – des jeunes, surtout, entre 35 et 45 ans – la survie médiane associée à cette pathologie se situe entre sept et huit ans. Le tout avec des traitements éreintants, un système immunitaire défaillant, des lieux trop bruyants à éviter, une injonction à se reposer. Mais depuis cinq ans et demi, Raphaël Martin-Guiheneuc se joue des pronostics et repousse les interdits de cette maladie qui, ses proches s’en sont rendus compte, «fait peur… Cet article est réservé aux abonnés.

Il vous reste 89% à découvrir. DÉCRYPTAGE - Après quatre-vingt-dix ans d’une appellation trompeuse, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, vient d’être officiellement rebaptisé. DÉCRYPTAGE - On a longtemps cru que ce médicament prescrit depuis des décennies à des millions de personnes agissait principalement sur le foie pour faire baisser le taux de glucose dans le sang. Une étude américaine prouve que sa cible principale est un tout autre organe.

DÉCRYPTAGE - Une nouvelle étude suggère que l’analyse de la rétine à l’aide d’un algorithme d’intelligence artificielle pourrait permettre de repérer les personnes à risque d’ostéoporose avant même l’apparition des symptômes. TRIBUNE COLLECTIVE - Le 4 février 2026, journée mondiale contre le cancer, plusieurs associations alertent sur une injustice majeure : le cancer du cerveau est toujours très meurtrier. Un échec qui n’est pas dû à une impasse scientifique, mais à un renoncement politique, qui n’a pas mobilisé la recherche contre ce type de tumeurs. DÉCRYPTAGE - L’immense majorité des médicaments ne passe pas la barrière hématoencéphalique, ce qui fait du cerveau l’un des organes les plus difficiles à soigner.

Mais une technique est en développement.