Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Plusieurs inondations intempestives de rues pour «se rafraîchir» ont été recensées en France ces derniers jours. Une pratique «interdite, dangereuse et lourdement pénalisante pour l’ensemble de la population», alertent les services de l’État.

Sous la chaleur écrasante, un geyser d’eau jaillit brusquement d’une bouche d’incendie rouge, et se répand en torrents sur la chaussée bitumée. Les vivats des adolescents regroupés autour du poteau acclament ces gerbes d’eau, avant qu’une petite foule ne se jette dans la pataugeoire ainsi improvisée. Cette scène s’est déroulée dans de nombreuses villes de France ces derniers jours, alors que la France suffoque sous un dôme de chaleur. Rien qu’en petite couronne parisienne, 17 bouches à incendie ont été ouvertes illégalement, informait Le Parisien en début de semaine.

Ces ouvertures sauvages de voies d’eau pour se rafraîchir ont poussé les services de l’état à alerter sur son illégalité. «En cette période de fortes chaleurs, certains peuvent être tentés d’ouvrir les bouches d’incendie pour se rafraîchir. Cette pratique, appelée ”street pooling”, est interdite et peut avoir de lourdes conséquences sur les interventions des pompiers», alerte ainsi le compte X de la Police nationale. Et les autorités de poursuivre : «La loi prévoit une peine de cinq ans de prison et une amende allant jusqu’à 75.000 euros.» Par ailleurs, ces pratiques pénalisent fortement les habitants des villes concernées, qui voient leur pression d’eau drastiquement réduite en raison de ces fuites intempestives.

«Ces actes ont eu une conséquence très concrète : une réduction de la pression en eau pour les habitants de plusieurs communes, notamment Creil, Montataire, Nogent-sur-Oise et Compiègne. En pensant “rafraîchir la rue”, certains conduisent en réalité à dégrader l’alimentation en eau des habitants, voire à provoquer des coupures ou des difficultés d’usage pour les familles, les personnes âgées, les commerces, les services publics et les secours», a ainsi martelé la préfecture de l’Oise dans un communiqué partagé par France 3. Le Sdis (service départemental d’incendie et de secours) de la Seine-et-Marne indiquait récemment dans les colonnes du Parisien qu’«ouvrir un poteau incendie pendant une heure, c’est déverser 30.000 à 60.000 litres d’eau dans la rue». Les services de l’État alertent sur le danger encouru par les auteurs de ces actions : risques de blessures corporelles, d’électrocution, mais aussi risque d’accidents pour les conducteurs et piétons qui empruntent les routes concernées.

En 2019, à Saint-Denis, un enfant de 6 ans avait été hospitalisé après avoir été projeté en l’air par un geyser d’eau. Dans le Maine-et-Loire, cette pratique a donné lieu à une nuit de violences à Cholet, dans le quartier Jean-Monnet. Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 mai, une bouche à incendie a été volontairement ouverte. Les pompiers sont intervenus pour la refermer, avant qu’elle ne soit de nouveau ouverte peu après, a relaté le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, cité par Ouest-France .

La seconde intervention des secours s’est déroulée dans un climat plus tendu. Le procureur a évoqué des effectifs «sévèrement» caillassés par «un groupe de jeunes». Face aux violences, des renforts ont été déployés, dont des CRS venus de Nantes. Un mineur a été interpellé puis placé en garde à vue, soupçonné d’avoir participé à l’ouverture de la bouche à incendie, poursuit le quotidien régional.

En Seine-Saint-Denis, la situation a été électrique ce week-end, avec dix signalements. À Stains, rue Jean-Jaurès, l’ouverture d’une bouche à incendie a rapidement dégénéré. Selon Le Parisien, des jeunes auraient «pris à partie les policiers locaux», contraignant ces derniers à faire usage d’une arme de service et d’un lanceur de balles de défense (LBD) pour disperser le groupe. Aucun blessé ne serait à déplorer.

Dans un communiqué, le recteur de l’institution musulmane qualifie le lanceur d’alerte Chawki Benzehra, à l’origine de l’arrestation de deux influenceurs algériens, «d’obscur blogueur» et dénonce les propos tenus par Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie. Le Palais présidentiel avait éconduit des enquêteurs le 14 avril, au nom de «l’inviolabilité» des locaux de la présidence. La dernière perquisition en date de l’Élysée remonte à 2018, dans l’affaire Benalla. La députée est décédée chez elle, entourée de ses proches, des suites d’un cancer. Après un week-end de Pentecôte marqué par de fortes chaleurs sur une large partie de la France, les acteurs du tourisme observent une sensibilité croissante des voyageurs aux conditions climatiques dans leurs choix de destinations. Montagne, littoral atlantique ou Hauts-de-France en profitent depuis quelques années.

Avec ce thermostat qui brûle, chacun fait comme il peut pour conserver un peu de fraîcheur dans son habitation. La climatisation reste l’option la plus prisée, mais est-elle accessible ? TÉMOIGNAGES - Ventilateurs, volets fermés... La vague de chaleur précoce qui frappe actuellement l’Hexagone pousse de nombreux habitants de logements mal isolés à adapter leur quotidien pour tenter de supporter les températures élevées. Après plusieurs incidents graves survenus lors de compétitions sportives ce week-end, la question du maintien des épreuves en période de fortes chaleurs revient au centre des débats.

Dans les maisons comme dans les appartements, l’heure est aux préparatifs. Les chaleurs estivales annoncées dans les prochains jours nécessitent d’anticiper ses ressources. Pas de climatisation à la maison ? Les ventilateurs de plafond sont aussi très efficaces.

Et rien n’empêche ces derniers d’être design. L’HISTOIRE DU JOUR - Une assurance permet aux Indiens empêchés de travailler lorsque la température dépasse 43 °C d’être indemnisés. Des polices contre la pluie sont également proposées. De San Francisco à Phoenix, une vague de chaleur sans précédent a fait exploser les records de températures pour un mois de mars dans quatorze États américains.

À la frontière entre la Californie et l’Arizona, le thermomètre a même grimpé jusqu’à 44,4°C vendredi, du jamais vu pour le mois de mars. Quand le froid s’infiltre et que les nuits s’étirent, la maison se mue en un refuge douillet, véritable sanctuaire contre la rudesse hivernale. Le Figaro a testé des innovations qui vont habilement réchauffer vos soirées. Shark FlexBreeze HydroGo est un ventilateur portable qui sert également de brumisateur.

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