Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. L’avalanche de matches prévue va déchaîner les passions devant le petit écran. Jusqu’à quel point les salariés vont-ils en oublier de devoir travailler ?
Après le tunnel des ponts du mois de mai, les employeurs espéraient vivement un retour à un rythme de travail plus normal. Ils risquent d’être déçus car une autre menace se profile à l’horizon, avec le début de la Coupe du monde football, programmée pour durer plus de cinq semaines. En clair, les salariés seront beaucoup plus préoccupés de suivre les résultats de leur(s) équipe(s) préférée(s) que d’observer la courbe de tel ou tel indicateur professionnel. Cette crainte est dûment étayée par les chiffres.
Ultimate Kronos Group (UKG), une plateforme spécialisée dans la gestion des effectifs, a calculé que le Mondial pourrait avoir un impact sur la productivité de l’ordre de 14 milliards d’euros – dont 645 millions d’euros en France. En l’occurrence, UKG a étudié plusieurs marchés, parmi lesquels, outre les États-Unis et la France, l’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Mexique, les Pays-Bas et le Royaume. Les facteurs susceptibles d’impacter l’ardeur au travail sont légion : bien sûr, il y a tous ceux qui réfléchissent à s’absenter pour assister aux retransmissions des grands matches, mais il y a tout ceux aussi qui auront le regard rivé sur leur ordinateur pendant une heure et demie ou plus, si prolongation et/ou tirs au but. Et que dire des collaborateurs qui arriveront le matin avec des petits yeux car ils ont veillé tard, en raison du décalage horaire qui fixe certaines rencontres du Mondial au cœur de la nuit.
Quoi qu’il en soit, les salariés ne sont pas dupes. En France, la population sondée par UKG admet à hauteur de 28% qu’elle va jouer avec les « limites des managers ». Sous-entendu, toutes les raisons seront bonnes pour expliquer à son responsable hiérarchique que rien ne justifie de rater le match. D’ailleurs, ils sont 37% à affirmer sans ambages qu’ils vont aménager leur emploi du temps en fonction du ballon rond.
Dans ce contexte, que peuvent faire les managers ? Les réponses collectées par la plateforme montrent que les employeurs témoignent d’une certaine philosophie ? À preuve, pas loin de 50% des responsables en entreprise s’attendent à ce que leurs collaborateurs leurs réclament une certaine souplesse dans l’agencement des tâches. Ont-ils reçu des consignes ?
Ils savent tous que les fanas de foot seraient très déçus si une trop grande coercition les empêchait de profiter de leur passion. Ce qui explique que de nombreux employeurs, qui sentent le sens du vent, mettent en place des petits jeux de pronostics, voire organisent des moments festifs à l’occasion d’une retransmission. Les employeurs en question ont décidé d’accompagner le mouvement, bien conscients qu’il sera largement question de foot à la machine à café et que ce serait illusoire de vouloir détourner les équipes (de salariés) du Mondial. Problème : en même temps que la Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada, il y a aussi le Tour de France qui suscite de nombreux intérêts.
Bref, l’été s’annonce sportif pour les managers dans la gestion des effectifs. Nous sommes à la veille de l’épreuve phare du Championnat du Monde d’Endurance. Sur la ligne de départ, certains profils méritent le détour. Explications et témoignages.
La technologie vient bouleverser les modes de fonctionnement opérationnel. La valeur ajoutée est énorme, de même que les exigences en matière de formation. LA BATAILLE DES IDÉES - Alors que la Coupe du monde vient de s’ouvrir, les autorités françaises anticipent déjà de nouvelles émeutes. L’Algérie a été placée en tête des pays à risques.
GRAND REPORTAGE - Plus qu’une simple ville hôte de la Coupe du monde de football, la capitale du Massachusetts a été choisie comme camp de base de l’équipe de France. En attendant de vibrer face à la Norvège, le 26 juin, immersion dans celle qui a fait de la réussite une seconde nature. CRITIQUE - L’auteur brosse le portrait d’une légende comme il raconterait une tragédie. Un roman très réussi qui décrypte la face cachée d’un monde de rêve.
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La révolution a dévoré son propre enfant et l’a livré aux forces de la commercialisation. REPORTAGE - Guadalajara, la capitale de l’État du Jalisco, accueillera quatre matchs de la Coupe du monde. Cette région est connue pour être le fief du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion, dont le chef El Mencho a été tué lors d’une opération en février.