Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Dans le contexte de guerre au Moyen-Orient et de flambée des prix à la pompe, le gouvernement a annoncé fin avril un coup de pouce pour les travailleurs les plus modestes, qu’il a revu à la hausse la semaine dernière. Un coup de pouce pour les travailleurs les plus modestes et dépendants de leur voiture.

Face à la flambée des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé fin avril une aide «grands rouleurs», dont le montant a été revu à la hausse la semaine dernière, que les Français éligibles vont pouvoir demander dès ce mercredi 27 mai. Trois millions de personnes devraient pouvoir en bénéficier. Le gouvernement prévoyait d’abord de donner 50 euros aux bénéficiaires de ce coup de pouce. Ce sera finalement 100 euros, comme l’a annoncé l’exécutif lors d’une conférence de presse jeudi 21 mai.

La somme sera versée par le fisc en une fois sur le compte en banque des bénéficiaires. Selon le gouvernement, «cela représente 20 centimes d’euro par litre, pour une consommation moyenne de carburant de six mois». L’aide est réservée aux travailleurs nés avant le 1er janvier 2009 et pouvant justifier d’une activité salariée ou indépendante, ayant déclaré comme revenus perçus en 2024 (dans la déclaration 2025) des salaires, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles. Il faut vivre en France et avoir son domicile fiscal en France en 2024.

Seules les personnes dont le revenu fiscal de référence par part du foyer fiscal est inférieur ou égal à 16.880 euros au titre de l’année 2024 sont concernées. Les contribuables redevables de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en 2024 ne sont pas éligibles. Pour bénéficier de l’aide, il faut évidemment posséder un véhicule personnel (pas de véhicule de fonction) et l’utiliser pour son travail. Un «grand rouleur», selon la définition du gouvernement, fait 15 kilomètres par trajet domicile-travail (30 kilomètres par jour aller-retour minimum) ou 8000 kilomètres par an dans le cadre professionnel.

Seuls sont éligibles les deux ou trois roues ainsi que les voitures, mais pas les quads, les véhicules agricoles ou les poids lourds. Le véhicule doit avoir un moteur thermique ou hybride mais non rechargeable dans ce dernier cas. Il doit être assuré et ne pas être considéré comme un véhicule endommagé. Un formulaire est disponible dès ce mercredi 27 mai à 8h sur le site des impôts impots.gouv.fr, et pendant deux mois.

Il suffit de renseigner son état civil, son numéro fiscal, son numéro d’immatriculation et son numéro de carte grise, puis de certifier remplir les conditions. L’aide sera versée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire «dans un délai d’environ 10 jours après la demande», indique le gouvernement sur son site. Attention, rappelle Bercy : le versement de l’indemnité peut donner lieu à un contrôle fiscal dans les cinq ans. Il faut ainsi soigneusement conserver tous les documents justifiant son éligibilité à l’aide. En cas de fraude, le contribuable devra évidemment rembourser, avec une majoration «de 50% en cas de manquement délibéré et de 100% en cas de manœuvres frauduleuses».

La boutique en ligne Florprice veut inciter les Français à davantage jardiner grâce à des prix « jusqu’à 80% inférieurs aux prix moyens constatés » chez les autres enseignes du secteur. Malgré le danger que représente cette pratique, le gouvernement du royaume scandinave estime que la décision prise par Paris revient à s’attaquer à un marqueur du pays. RÉCIT - Le premier ministre veut faire «tourner» le pays, malgré la crise énergétique, et aider les Français «qui travaillent», au prix de nouvelles économies attendues dans le prochain budget. DÉCRYPTAGE - La chef du gouvernement italien a écrit, dimanche dernier, à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Le surcoût pour les finances publiques pourrait atteindre 7 milliards d’euros.

DÉCRYPTAGE - La guerre en Iran a brisé l’élan prometteur de la croissance en début d’année. Si les pays exportateurs d’or noir profitent de la crise, les importateurs, plus nombreux, souffrent. Au « Davos africain », à Kigali, les dirigeants sont partagés entre inquiétude et volontarisme. DÉCRYPTAGE - Face à la montée des prix à la pompe, le président américain s’est dit en faveur d’un projet de loi visant à suspendre les prélèvements fédéraux.

DÉCRYPTAGE - Les distributeurs alimentaires appellent le gouvernement à regarder les marges des raffineurs. Les stations-service indépendantes veulent saisir l’Autorité de la concurrence. DÉCRYPTAGE - La France, qui n’a plus de marges de manœuvre budgétaires, ne veut pas retomber dans le « quoi qu’il en coûte » DÉCRYPTAGE - Depuis la guerre en Iran et ses conséquences sur les prix des carburants, la compagnie pétrolière est devenue le sujet numéro un du débat politique français.

L’Union européenne a davantage de marges de manœuvre budgétaires que les États pour soutenir les secteurs en difficulté ou le pouvoir d’achat des ménages. Le premier ministre exhorte la compagnie française à faire des efforts supplémentaires, alors qu’elle plafonne déjà ses tarifs. Cette injonction illustre la faible marge de manœuvre dont dispose le gouvernement sur le sujet, faute de vouloir alléger les taxes. CHRONIQUE - Le gouvernement réfute l’hypothèse d’une pénurie évoquée par Patrick Pouyanné.

Le prix que nous payons est ce qui nous protège d’une crise dont la gravité est ignorée ou sous-estimée par les cours des actions ou du pétrole.