Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Le fonds d’investissement américain a fait une offre aux actionnaires d’Universal Music en avril. Actionnaire principal du géant de l’industrie musicale, le groupe Bolloré ne trouve pas l’offre «bénéfique». Le PDG du groupe Bolloré, Cyrille Bolloré, a estimé ce mercredi 27 mai que l'offre non engageante faite par la société d'investissement américaine Pershing Square aux actionnaires d'Universal Music Group (UMG), dont son groupe, n'était «pas bénéfique» et a souhaité son rejet.
«Je pense que cette offre n'est pas bénéfique et n'a rien de formidable pour la société. Et j'encourage le management d'Universal Music à la rejeter», a déclaré Cyrille Bolloré lors de l'assemblée générale de son groupe, ce qui met en péril cette offre. Le groupe Bolloré, contrôlé par la famille du milliardaire français Vincent Bolloré, est le premier actionnaire d'UMG dont il détient 18,4% du capital. De son côté, Pershing Square détenait quelque 4,7% d’UMG fin 2025. Cette société d’investissement détenue par l’investisseur activiste Bill Ackman a fait cette offre en avril.
Elle valorise le géant de l’industrie musicale jusqu’à 55 milliards d’euros. Bill Ackman propose de fusionner UMG avec Pershing Square SPARC, holding ad hoc devant être cotée à la Bourse de New York. Mais Cyrille Bolloré a lâché mercredi devant les actionnaires de son groupe: «On n’y croit pas. Je ne sais pas si lui-même (Bill Ackman, NDLR) y croit.» Les deux hommes se sont rencontrés depuis l’offre et Cyrille Bolloré a «regardé ce que pensaient les investisseurs» pour ne pas «juste dire “c’est nul”», a-t-il rapporté.
La maison de disques au catalogue de stars, dont Taylor Swift, The Weeknd et Lady Gaga, est «sûrement une des meilleures actions ou des meilleures sociétés que le groupe a détenu historiquement», selon Cyrille Bolloré. Cet actif permet de se protéger «dans les crises économiques qui peuvent arriver» et est doté d’«une capacité de développement extrêmement importante», a ajouté le dirigeant. Avec un cours «de 27-28 euros, il pourrait tout à fait être envisageable d’en vendre une partie» (quelques pourcentages donc d’UMG), mais la proposition de Pershing Square à 22 euros est insuffisante, a-t-il expliqué. De plus, «Bill Hackman et Pershing Square ne font pas une offre avec leur argent», mais essentiellement par l’endettement d’UMG et ils réclament le contrôle de la société, ce qui n’est pas acceptable pour Cyrille Bolloré.
Enfin, «malgré le caractère avisé financièrement de Bill Hackman, je ne sais pas s’il est compatible avec le management de cette société», a-t-il encore argumenté. Présentée au conseil d’administration d’UMG, l’offre non engageante doit recevoir, entre autres, l’aval des deux tiers des actionnaires participant à une réunion non encore programmée. La finalisation est envisagée d’ici fin 2026. Mais «sans Bolloré, nous n’avons pas de transaction», avait expliqué Bill Ackman à des analystes en avril. DÉCRYPTAGE - Grâce à la digitalisation, la communication extérieure connaît une seconde jeunesse. Pour le président de l’Union de la communication extérieure, Arnaud Boyer, plusieurs défis sont à relever pour atteindre l’objectif de 10 % de part de marché publicitaire d’ici à 2030.
ENTRETIEN EXCLUSIF - Actionnaire clé de TotalEnergies, Editis, Casino et Fnac Darty, investisseur dans les médias, l’homme d’affaires tchèque alerte sur les menaces pesant sur l’attractivité du pays. Il juge aussi que les pays européens ont de « fortes tendances à l’autodestruction ». La direction avait convoqué un CSE extraordinaire ce mardi. Les salariés redoutaient des suppressions d’emplois et des fermetures de magasins. Un plan de redressement détaillé sera présenté «dans les prochaines semaines». DÉCRYPTAGE - Parmi les frondeurs de la tribune, nombreux sont ceux qui ne travaillent pas pour le cinéma.
Par ailleurs, certains s’estiment floués par un appel au boycott d’UGC ajouté sans prévenir. Nous avons analysé la pétition nom par nom. Elle réserve beaucoup de surprises. DÉCRYPTAGE - En annonçant boycotter les 600 signataires de la tribune, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, s’est attiré le soutien du monde du cinéma sur la Croisette.
TRIBUNE - Alors que la commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’est achevée ce mercredi et que des voix s’élèvent pour dénoncer un « manque de pluralisme » sur CNews, Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du CSA, estime que demander aux chaînes privées qu’elles respectent ce principe va à terme restreindre la liberté d’expression. FIGAROVOX/TRIBUNE - La plainte de Radio France et France Télévisions contre CNews, Europe 1 et «Le JDD» pour «dénigrement» met en relief l’intolérance de la gauche médiatique et son irrépressible désir de censure, pointe Gilles-William Goldnadel. DÉCRYPTAGE - Demandée par un activiste après la scission du groupe, l’opération est suspendue à une décision de la Cour de cassation. Le président de conseil de surveillance estime toutefois que la découpe en quatre entités de l’ancien Vivendi « sera créatrice de valeur » sur le long terme. RÉCIT - Après des années d’errements stratégiques et d’audiences en chute libre, la station a su reconquérir les auditeurs. La directrice générale de Lagardère Radio, maison mère d’Europe 1, détaille la stratégie gagnante mise en œuvre.
DÉCRYPTAGE - Lundi, le groupe détenu par Vivendi organisait une grande journée dans la capitale anglaise dédiée aux investisseurs, pour leur présenter sa stratégie et ses perspectives. L’industriel officialise son intention de construire une ligne pilote en Bretagne et une usine géante en Alsace. Son président, le député Quentin Bataillon, est sous le feu des critiques depuis son passage chez Cyril Hanouna, où il a critiqué l’attitude durant les auditions du présentateur de Quotidien, Yann Barthès.