En collaboration avec Dre Victoria Tchaikovski (Médecin du sport) Peut-on aller courir, faire de la musculation ou reprendre une activité sportive juste après une prise de sang ? Contenu ajouté à votre liste de lecture dans l'espace Mon compte Contenu ajouté à votre liste de lecture dans l'espace Mon compte

Une erreur est survenue, veuillez réessayer ultérieurement. Pour ajouter ce contenu à votre liste de lecture, vous devez être connecté(e) Vous avez prévu un footing, une séance de musculation ou un cours de fitness le jour de votre prise de sang ? Rassurez-vous : dans la grande majorité des cas, il est tout à fait possible de faire du sport après un prélèvement sanguin.

Toutefois, quelques précautions restent recommandées, notamment dans les heures qui suivent l’examen, ou si vous étiez à jeun. « Lors d’une prise de sang classique, le volume prélevé est généralement compris entre 20 et 50 millilitres », rappelle le Dre Victoria Tchaikovski, médecin du sport. Pour rappel, un adulte possède en moyenne cinq litres de sang dans son organisme. La quantité prélevée lors d’un bilan sanguin représente donc une très faible proportion du volume sanguin total… Ce prélèvement est insuffisant pour provoquer une fatigue, une baisse de tension ou une diminution des capacités physiques. Le corps compense rapidement, ce qui permet de reprendre ses activités habituelles sans difficulté.

Dans la grande majorité des cas, il est tout à fait possible de pratiquer une activité physique après une prise de sang. Vous l’aurez compris, le volume de sang prélevé lors d’un examen classique est très faible : il n’entraîne généralement ni baisse des performances, ni diminution de l’endurance ou de la force musculaire (contrairement à un don du sang, qui prélève plusieurs centaines de millilitres). Cette recommandation vaut pour la plupart des disciplines, qu’elles soient d’intensité modérée ou plus soutenue : La seule précaution concerne le point de ponction.

Après le prélèvement, il est recommandé de comprimer fermement la zone pendant une dizaine de minutes afin de limiter le risque de saignement ou d’apparition d’un hématome. Cette mesure est particulièrement importante avant une séance qui sollicite fortement les bras, comme la musculation, l’escalade, le tennis ou certains sports collectifs. La plupart des personnes peuvent reprendre leurs activités immédiatement après avoir quitté le laboratoire. « Si vous vous sentez en forme et que le prélèvement s’est déroulé normalement, rien ne s’oppose à une séance de sport programmée dans la foulée », confirme la Dre Tchaikovski. Toutefois, certaines personnes sont plus sensibles aux prises de sang. Le stress, l’anxiété, la vue des aiguilles ou la peur du prélèvement peuvent parfois provoquer une sensation de faiblesse passagère, des vertiges ou un léger malaise.

Dans ce cas, mieux vous poser quelques minutes, boire un grand verre d’eau et attendre de vous sentir mieux. Certaines prises de sang nécessitent d’être à jeun pendant plusieurs heures. Dans ce cas, le principal risque n’est pas lié au prélèvement lui-même mais au manque d’apport énergétique. Après plusieurs heures sans manger, les réserves immédiatement disponibles sont plus faibles, ce qui peut rendre un effort physique intense moins confortable.

Quelques dizaines de minutes suffisent généralement pour récupérer après avoir mangé et bu. Même si cela reste rare, certains symptômes doivent inciter à stopper immédiatement l’activité physique : Ces signes peuvent traduire un malaise vagal, une déshydratation ou, plus simplement, une mauvaise tolérance au prélèvement. Ils nécessitent de faire une pause et de surveiller l’évolution des symptômes.

Contrairement aux idées reçues, c’est souvent avant la prise de sang que certaines précautions sont les plus importantes. Une activité physique intense réalisée dans les heures ou les jours précédant un prélèvement peut entraîner des modifications temporaires de plusieurs paramètres biologiques. Ces variations sont généralement bénignes, mais elles peuvent fausser l’interprétation des résultats… Par exemple, une séance de musculation très intense, un marathon, une compétition sportive ou un entraînement inhabituellement exigeant peuvent provoquer une élévation transitoire de certains de ces marqueurs, comme :

« Pour un bilan ciblé, par exemple en cas de fatigue, de douleurs musculaires ou dans le cadre d’un bilan cardiaque, il est préférable d’éviter les entraînements intensifs pendant les 48 heures qui précèdent l’examen », conseille la médecin. En revanche, les activités physiques légères à modérées, comme la marche, le vélo tranquille ou les déplacements du quotidien, n’ont généralement pas d’impact significatif sur les résultats. Entretien avec la Dre Victoria Tchaikovski, médecin du sport.