Bipolarité, schizophrénie, dépression, troubles anxieux... Ces noms de maladies mentales font peur. Pourtant, 13 millions de personnes présentent un trouble psychique en France, et 3 millions vivent avec des troubles psychiques sévères. Dans cette série, Le Figaro interroge des personnes qui en souffrent. Elles racontent comment, malgré des années d’enfer, elles ont aujourd’hui trouvé un équilibre, et surtout... une vie heureuse.

HEUREUX MALGRÉ LA MALADIE MENTALE - À 27, 29 et 51 ans, ils souffrent de la « maladie de la tristesse » comme plus de 15% des adultes en France. Carnet de certitudes, services rendus à l’entourage, contacts avec la nature... Avec le temps, ils ont appris à provoquer les moments de joie, sur lesquels ils s’appuient pour ne pas sombrer. Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.

Bipolarité, schizophrénie, dépression, troubles anxieux… Ces noms de maladies mentales font peur. Pourtant, 13 millions de personnes présentent un trouble psychique en France, et 3 millions vivent avec des troubles psychiques sévères. Dans cette série, « Le Figaro » interroge des personnes qui en souffrent. Elles racontent comment, malgré des années d’enfer, elles ont aujourd’hui trouvé un équilibre, et surtout… une vie heureuse.

Quand Paul sent la tristesse le submerger, il sait maintenant comment agir. L’étudiant en médecine de 27 ans, qui est né et vit à Bordeaux, est depuis l’adolescence en proie à des épisodes de dépression. À 15 ans, son mal-être est tel qu’il se défenestre du 1er étage sous les yeux de sa mère. Si son corps est indemne - il s’en sort avec une entorse vertébrale - sa tête souffre.

« Avant, je ne savais pas comment sortir de ce mécanisme qui m’envahissait sournoisement. J’étais persuadé que je ne pourrais plus jamais retrouver de réconfort. Aujourd’hui, j’ai compris qu’il fallait que j’arrête de lutter contre ma mélancolie. Je vis pleinement ma tristesse, je l’accepte. Si j’ai besoin de pleurer, je pleure.

Si je veux écouter une musique triste, je le fais. Puis je m’impose de faire quelque chose qui me réveille, qui me rende fier et qui rende fier les autres. Ça peut être simplement filer un coup de main à quelqu’un. Cet article est réservé aux abonnés.

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