Juteuse, sucrée et omniprésente sur les tables d’été, la pastèque donne l’image du plaisir sans conséquence. Derrière cette chair rouge très riche en eau, une question revient pourtant : les bienfaits de la pastèque sur la santé sont‑ils réels ou surtout marketing ? Hydratation, cœur, digestion… la recherche s’est penchée sur ce fruit star, avec des résultats plutôt rassurants, mais loin de justifier d’en manger à volonté. La pastèque reste une "boisson solide" : plus de 90 % d’eau selon l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes, pour 30‑39 kcal par 100 g d’après le site Doctissimo.
Elle apporte aussi du potassium, des vitamines A, C, B6, B9, des antioxydants comme le lycopène et le bêta‑carotène. Ce cocktail peut soutenir tension artérielle, peau et transit, à condition de respecter des quantités raisonnables et de tenir compte de son propre terrain. Composée à plus de 90 % d’eau, la pastèque n’est pas "vide" pour autant. Les données de la table Ciqual, relayées par le site d’information médicale Allodocteurs, indiquent environ 100 mg de potassium, 0,5 g de fibres et 4,26 mg de vitamine C pour 100 g, ainsi que jusqu’à 1 220 µg de bêta‑carotène.
Sa couleur rouge vient du lycopène, un antioxydant qui contribue à limiter le stress oxydatif et le vieillissement cellulaire. Un autre atout se cache dans la partie blanche de l’écorce : la citrulline, un acide aminé que l’organisme transforme en arginine, puis en oxyde nitrique, molécule qui dilate les vaisseaux sanguins. Une revue de 13 études cliniques sur la pastèque, citée par l’encyclopédie en ligne Wikipédia, rapporte qu’une majorité d’essais observe une baisse modérée de la pression artérielle et parfois du cholestérol LDL, surtout chez des personnes déjà pré‑hypertendues ou hypertendues. Une portion de 200 à 300 g de pastèque équivaut à peu près à un grand verre d’eau, avec en prime un peu de potassium, de vitamine C et de sucres rapidement disponibles, rappelle le site Bienfaits.fr.
En cas de canicule, chez l’enfant qui boit peu, la personne âgée ou après un effort, ce "verre d’eau comestible" aide à couvrir les besoins hydriques. Il ne remplace pas l’eau plate, mais peut la compléter de façon agréable. Pour le transit, la pastèque joue un rôle plus discret. Avec seulement 0,4 à 0,5 g de fibres pour 100 g selon Doctissimo, elle ne suffit pas à corriger une constipation, même si l’eau qu’elle apporte aide à hydrater les selles.
Sa richesse en fructose mal absorbé en fait aussi un aliment riche en FODMAP : en grande quantité, surtout à jeun ou chez les personnes avec syndrome de l’intestin irritable, elle peut provoquer ballonnements, gaz ou diarrhée. Selon le site d’information médicale Allodocteurs, 100 g de pastèque apportent environ 100 mg de potassium, un minéral utile à la régulation de la pression artérielle et au fonctionnement musculaire et cardiaque. En excès chez une personne insuffisante rénale, ce potassium peut s’accumuler et provoquer une hyperkaliémie, responsable de faiblesses musculaires, de paralysies et de troubles du rythme pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. Des cas ont été décrits après des consommations massives de pastèque chez des patients rénaux.
Les idées reçues s’effritent vite. Une assiette de 300 g tourne autour de 100 kcal, difficile donc de parler d’aliment "qui fait grossir", mais ce n’est pas neutre, surtout en cas de diabète, à consommer en petite portion. En 2022, une revue dans Nutrients a compilé plusieurs essais utilisant environ 4 g de citrulline de pastèque par jour pendant 4 à 6 semaines, avec une baisse de tension seulement chez des adultes obèses, pré‑hypertendus ou hypertendus.