Publié par Hélène Bour | Mis à jour le 12 juin 2026 par Sylvie Gotlibowicz L’Hexagone devrait connaître une remontée importante des températures dès cette fin de semaine, et jusqu’au 21 juin, si l’on en croit plusieurs indicateurs météorologiques. Faut-il s’attendre à une nouvelle vague de chaleur ? Contenu ajouté à votre liste de lecture dans l'espace Mon compte

Contenu ajouté à votre liste de lecture dans l'espace Mon compte Une erreur est survenue, veuillez réessayer ultérieurement. Pour ajouter ce contenu à votre liste de lecture, vous devez être connecté(e) La météo n’en finit pas de faire des yo-yo !

Après un mois de mai marqué par un pic de canicule précoce et inédit, le début du mois de juin a fait l’effet d‘une douche froide pour tous ceux qui se croyaient déjà en été, avec des températures souvent fraîches pour la saison. Et de nouveau, grand écart de température attendu dans les prochains jours. Dès ce week-end, les températures devraient nettement remonter : « une masse d’air plus chaud remonte sur la France. Les fortes chaleurs s’étendent à une grosse moitié sud du pays, les 30 °C pouvant être atteints jusqu’à la Loire, les 35 °C dans le Languedoc », prévient Météo France dans son bulletin publié le 11 juin (source 1).

La tendance s’accentuera dans la semaine du 15 au 21 juin 2026. « Les maximales devraient fréquemment dépasser les 30 à 33 °C au sud de la Loire, mais les nuits resteront généralement assez aérées avec souvent 14 à 18 °C au nord et 18 à 21 °C dans le sud. Ces valeurs limitent pour l’instant le risque de chaleur excessive », annonce La Chaîne Météo dans son bulletin publié le 12 juin (source 2). À ce jour, les températures attendues pour la semaine prochaine ne sont en soi pas inédites pour la saison.

“Aucun facteur aggravant particulier n’a été identifié pour le moment », assure La Chaîne Météo. Une situation qui peut évidemment évoluer au cours des prochains jours. Ces chaleurs prévues la semaine prochaine sont liées à une configuration assez classique pour un mois de juin, à savoir « un anticyclone d’été relativement traditionnel sur l’Europe occidentale ». Rien de comparable avec celle que nous avons connue en mai, due à un dôme de chaleur.

Rappelons que le terme de « dôme de chaleur » désigne un phénomène météorologique lié à la présence d’un anticyclone de blocage, lequel persiste sur une même zone géographique, comme coincé entre deux masses d’air plus frais. La chaleur piégée continue de se réchauffer, agissant comme un couvercle sur une casserole chaude. Il ne s’agit pas non plus de plume de chaleur, qui désigne une remontée d’air chaud étroite, dont la forme évoque une plume. Contrairement au dôme, elle n’est pas bloquée et n’engendre donc généralement pas de canicule.

Et si l’on ne parle pas systématiquement de canicule lorsque les températures maximales dépassent les 30 °C durant plusieurs jours, c’est parce que le terme de canicule désigne un épisode où les températures sont élevées de jour comme de nuit (on parle parfois de “nuit tropicale”), avec un écart de température faible entre le jour et la nuit. Notons que les météorologues ont défini des seuils de température et de durée qui varient selon les départements, expliquant pourquoi certains sont placés en vigilance canicule pour des températures habituelles pour d’autres départements. Rappelons enfin que canicule ou pas, il est judicieux d’appliquer les bons gestes dès lors que le mercure dépasse 30 °C durant plusieurs jours, même lorsque les nuits sont fraîches, à savoir : Source 1 : “Épisode de chaleur : à quoi s’attendre ces prochains jours ?”, Météo France, 11 juin 2026. Source 2 : “Temps estival la semaine prochaine : vers une vague de chaleur ?”, La Chaîne Météo, 11 juin 2026.